Same same but different…....je reste la même, mais différente.
I wish I can have the same sky in my country,
I wish I can enjoy this moment forever,
I wish I can remember you all.
Mais chez moi le ciel n’a pas autant d’étoiles, les plus beaux moments ne sont pas éternels, nulle part, et quant à eux tous, je sais que je finirai tôt ou tard par oublier le son de leurs voix.
Combien de temps il me reste?
Combien de temps me reste il dans cette autre partie du monde, dans cette hémisphère Sud, sous cette autre constellation, les pieds nus dans le sable qui borde cet océan Indien. Combien?
Est ce que la vie peut s’arrêter ici?
Est ce que la vie peut renaître ailleurs?
Si être sur les routes était devenu comme une drogue, une nécessité, une raison d’être? Une raison de vivre? Comme celle de tous ceux qui savent trop bien ce que c’est …
Voyager, découvrir, apprendre, rêver réalité, partager, s’entraider, se comprendre, se reconnaître. Avancer toujours et encore plus loin. Car ce n’est jamais trop loin, ou trop tard. Ou trop difficile. Là où il y a des problèmes il y a forcement une solution, là où il y a des choix à prendre il y a toujours le bon quelque part, là où nous allons il y a toujours quelqu’un pour nous tendre une main, là où nous échouons il y a toujours une lueur d’espoir.
Pourquoi tout prend tant d’importance soudainement?
Pourquoi toutes les rencontres que j’ai faites m’ont été si chères, si précieuses? Pourquoi le temps prend t-il une toute autre dimension?
Pourquoi se soucie t-on bien plus des êtres humains oubliés et sans ressources?
Je regarde autour de moi, et je fais un triste constat.
On est tous sur cette même petite planète et injustement il y a beaucoup trop d’intolérances, trop d’incompréhensions et de desintêrets vis a vis de certaines populations qui mériteraient d’être placées en haut de l’échelle de part leur humilités, leur bontés, leur gentillesse, leur simplicité, leur façon si belle d’aimer leurs prochains et de toujours croire en la vie même quand il n’y plus d’espoirs.
Si on devenait un peu plus comme eux et si on était moins individualistes, ignorants et étroits d’esprit…s il y avait de l’amour dans chaque maison et de la chaleur dans tous les regards… Ce serait merveilleux.
A t-on vraiment besoin de tous ces artifices pour vivre bien? De ces carapaces, ces masques, et ces émotions qu’on cachent et qui nous enferme dans le silence….A quoi bon?
Il ne m’est plus possible d’ignorer certaines choses et de ne pas penser que peut être on a tout faux, lorsque, sur ma route, il y a eu tous ces échanges sincères avec des gens qui dorme dans des cabanes et qui mange du riz toute l’année.
On devient forcement différent et incapable de voir les choses comme avant.
Alors rentrer, oui ça me fait peur. Terriblement peur.
Trop de personnes rencontrées pendant mon voyage et de retour chez eux m’écrivent à quel point c’est difficile. Le manque, la mélancolie…
Mais il le faut, tôt ou tard. Je ne vais pas y échapper, ça fait parti du jeu, n’est ce pas?
Il faut juste que je me le dise. Que je suis contente de rentrer et de terminer la ce merveilleux voyage. Juste m’en convaincre. J’avais du mal mais je crois que j’y suis parvenue. Rien n’est réellement fini, c’est juste un chapitre qui se ferme.
Et quel chapitre!!!
De Phnom phen à Siem rep, de Ankor à Kampot, de Kep à l’ile des lapins, de la frontière cambodgienne à notre arrivée au Vietnam, de Saigon à Hanoi, de Luang prabang au Laos à Bangkok en Thaïlande, de Ko lanta à Ko phangan, de Kuala Lumpur aux Perenthiens islands, de Java a Bali, du 29 décembre 2007 au 10 Juin 2008, des chiliens aux canadiens, des japonais aux israéliens, des Bordelais aux Bretons, des familles laotiennes aux enfants du Mékong, de la chaleur de Sadec aux pluies diluviennes de Hue, de la pauvreté du Cambodge à la familiarité des Thaïlandais, des nems délicieux de Kampot aux Mie Goreng d’Ubud, du central market de Phnom phen à celui de Jogyakarta, du volcan Bromo aux elephants de Chiang Mai, des virées motos sur le plateaux des bolovenes au Laos aux canyons de Pai , des bus sans suspensions aux trains à vapeur, des angoisses d’être seule aux joies d’être ensemble, des si beaux couchers de soleil aux réveils difficiles après une nuit de fêtes, des temples Bouddhistes aux mosquées de Malaisie… , il s’en ai passé des choses..
Et bien d’autres encore. Tout est dans ma tête, dans mon Coeur. Le temps n’a plus de limite, plus de repères, plus de valeurs. J’ai l’impression d’être partie depuis 10 ans, d’avoir vécue 1 vie entière ici.
Durant tout ce temps sur les routes à parcourir des milliers de kilomètres avec les yeux grands ouverts et les mains moites, je n’ai jamais pensé aux 26 dernières années. Une nouvelle vie venait de s’offrir a moi dans cet autre partie du monde et j’ai compris qu’il fallait vivre chaque jour comme un cadeau, laisser le passé à l’histoire et le futur aux mystères.
J’ai aimé les différences, j ai été peinée quand il a fallu quitter des gens formidables, j’ai ri chaque fois un peu plus, râlé souvent après mon sac trop lourd, découvert des tas de nationalités, changé d’avis sur plein de choses, vu de nouvelles cultures .
J’ai eu peur, j’ai été malade, j’ai eu chaud et froid, mais j’ai été heureuse, épanouie, fière, et j’ai appris, grandie, compris. Un peu sur moi même et beaucoup sur la vie.
Merci a tous ceux qui m’ont soutenu, merci à Cécile d’avoir partagé cette inoubliable expérience avec moi, merci a toutes les personnes qui ont croisé mon chemin, et merci à ce rêve que j’ai fait un jour et que j’ai réalisé.
Je suis assise dans ce cyber en attendant l’heure pour aller rejoindre Maria la brésilienne, Bella la danoise, Mary la norvégienne, Yonel l’allemand, Karine, annik et fred les québécois et Matt le new zélandais . Le dernier soir pour la plupart.
Avant de terminer le dernier article sur ce blog, j’aimerai remercier mon frère pour le mail que je viens de recevoir de sa part, et faire partager avec ceux qui liront ce texte les paroles de Paulo Coelho qui suivent, en espagnol.
Je rentre à la maison.
Et je repars très vite à travers le monde.
D’autres aventures m’attendent.
Paulo Coelho
Siempre es preciso saber cuándo se acaba una etapa de la vida.
Si insiste en permanecer en ella, más allá del tiempo necesario, pierde la
alegría y el sentido del resto.
Cerrando círculos, o cerrando puertas, o cerrando capítulos. Como quiera
llamarlo, lo importante es poder cerrarlos, dejar ir momentos de la vida
que se van clausurando.
¿Terminó con su trabajo?
¿Se acabó la relación?
¿Ya no vive más en esa casa?
¿Debe irse de viaje?
¿La amistad se acabó?
Puede pasarse mucho tiempo de su presente 'revolcándose' en los por qués,
en rebobinar el casette y tratar de entender por qué sucedió tal o cual
hecho.
El desgaste va a ser infinito porque en la vida, usted, yo, su amigo, sus
hijos, sus hermanos, todos y todas estamos abocados a ir cerrando
capítulos, a pasar la hoja, a terminar con etapas o con momentos de la vida
y seguir adelante.
No podemos estar en el presente añorando el pasado. Ni siquiera
preguntándonos por qué. Lo que sucedió, sucedió y hay que soltar, hay que
desprenderse.
No podemos ser niños eternos, ni adolescentes tardíos, ni empleados de
empresas inexistentes, ni tener vínculos con quien no quiere estar
vinculado a nosotros.
No. ¡Los hechos pasan y hay que dejarlos ir! Por eso a veces es tan
importante destruir recuerdos, regalar presentes, cambiar de casa, romper
papeles, tirar documentos, vender o regalar libros.
Los cambios externos pueden simbolizar procesos interiores de superación.
Dejar ir, soltar, desprenderse. En la vida nadie juega con las cartas
marcadas y hay que aprender a perder y a ganar.
Hay que dejar ir, hay que pasar la hoja, hay que vivir sólo lo que tenemos
en el presente. El pasado ya pasó.
No esperen que le devuelvan, no espere que le reconozcan, no espere que
alguna vez se den cuenta de quién es usted. Suelte el resentimiento, el
prender 'su televisor personal' para darle y darle al asunto, lo único que
consigue es dañarlo mentalmente, envenenarlo, amargarlo.
La vida está para adelante, nunca para atrás. Porque si usted anda por la
vida dejando 'puertas abiertas' por si acaso, nunca podrá desprenderse ni
vivir lo de hoy con satisfacción.
Noviazgos o amistades que no clausuran, posibilidades de 'regresar' (a
qué?), necesidad de aclaraciones, palabras que no se dijeron, silencios que
lo invadieron ... ¡Si puede enfrentarlos ya y ahora, hágalo! Si no, déjelo
ir, cierre capítulos. Dígase a usted mismo que no, que no vuelve.
Pero no por orgullo ni soberbia, sino porque usted ya no encaja allí, en
ese lugar, en ese corazón, en esa habitación, en esa casa, en ese
escritorio, en ese oficio. Usted ya no es el mismo que se fue, hace dos
días, hace tres meses, hace un año, por lo tanto, no hay nada a qué volver.
Cierre la puerta, pase la hoja, cierre el círculo. Ni usted será el mismo,
ni el entorno al que regresa será igual, porque en la vida nada se queda
quieto, nada es estático.
Es salud mental, amor por usted mismo el desprender lo que ya no está en su
vida. Recuerde que nada ni nadie es indispensable. Ni una persona, ni un
lugar, ni un trabajo, nada es vital para vivir porque cuando usted vino a
este mundo 'llegó' sin ese adhesivo, por lo tanto es 'costumbre' vivir
pegado a él y es un trabajo personal aprender a vivir sin él, sin el
adhesivo humano o físico que hoy le duele dejar ir.
Es un proceso de aprender a desprenderse y, humanamente, se puede lograr
porque, le repito, nada ni nadie nos es indispensable. Sólo es costumbre,
apego, necesidad. Pero... cierre, clausure, limpie, tire, oxigene,
despréndase, sacuda, suelte. Hay tantas palabras para significar salud
mental y cualquiera que sea la que escoja, le ayudará definitivamente a
seguir para adelante con tranquilidad.
¡Esa es la VIDA!
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