Je suis la seule occidentale à embarquer sur le vol AK 1004 à destination de Yogyakarta, Indonésie.
Les passagers sont tous très bien habillés, je me sens pouilleuse avec mes chaussures salies par la boue du Taman Negara, mon jean’s usé que je traîne depuis cinq mois et mon sac plus noir que blanc, rempli de sable.
J'avais acheté une place à bord d'un vol pour Jakarta qui est parti hier. Sans moi.
Huit jours sur une île et je suis complètement déconnectée! Quand les seules préoccupations de la journée sont de savoir sur quelle plage se prélasser, quel Milk shake va t’on commander et combien de lézards on va croiser en rentrant se coucher, alors les jours et les dates n'existent plus ...ou dans un ordre bien différent...
Persuadée d'être un lundi 11 alors que mon vol décolle un mardi 13, forcement, je l'ai loupé.
Obligée de prendre un taxi pour traverser le pays au plus vite et rejoindre Kuala Lumpur, où j'avais, au passage, rendez vous avec les Bretons pour dîner, (oups, de toute façon j'avais du coup un jour de retard...) Malgré toute la bonne volonté de mon sympathique chauffeur pour me faire arriver a temps, j'étais encore a deux bonnes heures de la capitale à l'heure où mon avion s'est envolé.
Sept heures de taxi, break pour manger local, et j'en ai vu du pays...
Arrivée à Kuala Lumpur, achat d'un nouveau vol sur le net et cette fois, c'est la bonne.
Je change cependant d'avis sur la ville d'arrivée en Indonésie et préfère éviter la capitale.
Ce sera Yogyakarta.
Je profite que mon vol soit annoncé avec un peu de retard pour faire un bilan rapide de mon passage en Malaisie.
Je m'apprête alors à quitter le sol malais et comme a chaque fois, ça me serre le coeur. A peine dix-huit jours, à peine le temps de reconnaître quelques mots sur les panneaux, mais pourtant, en peu de temps, j'ai fait l'agréable découverte d'un pays riche de sens et d'un peuple bienveillant et souriant. C'est ici que j'ai rencontré et sympathisé le plus facilement avec les locaux.
Très abordable, curieux, ils plaisantent tout le temps et savent trouver les mots justes.
Je me suis sentie en sécurité, j'ai toujours eu l'aide demandé, des conseils avisés et des sourires a longueur de journée. Epatée par leur niveau d'anglais et amusée de les voir dévorer avec les doigts (de la main droite uniquement). Culture très différente, paysages variés et dépaysant, cuisinières épatantes, et surtout des morceaux de terres paradisiaques.
J'ai aimé d'une façon différente mais égale ; la capitale endiablée, Melaka et son charme indéniable, le Taman Negara et sa jungle mystérieuse, et les îles Perenthiens, ces huit derniers jours de "lâcher prise" au paradis.
Malaisie, pays dynamique (pétroles, produits électroniques), terre de légendes, d'aventures et de rêves (pirates, jungle et sultans), pays moderne (autoroutes, buildings) et pays exotique (plages, cuisine).
Malaisie enrichie par sa diversité ethnique et par son passé colonial. Peuple tolérant et puzzle fabuleux où les immeubles de verre reflètent les fumés et poussières des "opens-markets" (restaurants dans la rue)
Histoires, faune et flore préservées, villages de pêcheurs, authenticité, Trishaw( taxi) et Roti Canai( sorte de pancake), je garde un souvenir formidable de mon périple à travers le pays et une pensée particulière pour Tony, Mam, Asrie, Zack, Fabienne, Michel, Régis, Sabri, Papa reggae, Stephi et Dan qui ont contribué à rendre mon séjour réussi.
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